Postal 2
Published on: 16th February, 2005
Postal 2 |
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Postal 2 est sorti il y a peu de temps sur notre plateforme, et a
défrayé la chronique. Apple refuse de le mettre en vente dans ses Apple Stores et d’en faire la promotion sur son site. De plus, il a déjà été
interdit à la vente dans plusieurs pays… cela s’explique par le contenu du jeu, pour le moins
particulier…
L’histoire
Vous incarnez en effet un personnage évoluant dans un environnement tout ce qu’il y a de plus banal : une ville, et vous pouvez vous y balader, faire des emplettes pour votre mère… Vous croiserez sur votre chemin de simples passants, des policiers, militaires, curés… Là où les choses se gâtent, c’est lorsqu’on sait qu’il est possible de donner des coups de pied à tout va, ramasser des armes allant du simple bâton de police au lance-roquettes en passant par le fusil à lunette, de se suicider (une grenade dans la bouche ça ne pardonne pas…) et enfin…
uriner où bon vous semble.
À la base, le but du jeu est d’accomplir des "missions" comme aller récupérer un chèque, acheter du lait… mais, bien que les concepteurs de
Postal 2 assurent qu’il soit possible de finir le jeu sans jamais faire usage de la violence, le parcours de notre personnage se trouve très vite semé d’embûches… Vous rencontrerez sur votre chemin des manifestants ou autres personnes aux intentions belliqueuses… il vous faudra alors vous défendre… au risque de vous mettre la police à dos.
Le game play
La prise en main du jeu est assez rapide, car elle est similaire à tout fps qui se respecte. Vous avez à l’écran les munitions disponibles pour l’arme sélectionnée ; une jauge indique également le niveau d’alerte des policiers qui vous recherchent… Une carte est disponible et donne votre position. Enfin, on dispose de l’indication de la pulsation cardiaque du personnage, qui augmente par exemple lorsqu’on le fait courir.
Sont à votre disposition les armes suivantes : un
Desert Eagle, un fusil à lunette, un
M16, un fusil à pompe, un lance-roquettes, un lance-flammes… Mais votre arsenal comprend aussi une tête de boeuf que vous pouvez lancer, une paire de ciseaux, toujours à lancer, une pelle, une grenade, un cocktail molotov… et les chats que vous trouverez peuvent servir de silencieux…
On possède par ailleurs une
totale liberté… il est possible de bouter le feu un peu partout (cela fonctionne même avec d’innocents badauds dont la seule erreur aura été de vous rencontrer). Notez que si votre personnage prenait feu, le seul moyen de se sortir de ce mauvais pas est d’uriner en l’air… charmant.
Les coups de tatane permettent d’envoyer valser pas mal d’objets (chaises, caisses, ordinateurs…), c’est toujours sympa de shooter dans un PC… vous pouvez également ouvrir les portes de cette façon… çe n’est pas ce qu’il y a de plus civilisé, mais bon.
Il est également possible de "dresser" les chiens : en leur lançant plusieurs fois d’affilée un objet et en leur donnant des croquettes, ils décident rapidement de vous accompagner et vous défendre lorsque vous êtes agressé…

Un
gros défaut toutefois : la ville est découpée en de très nombreuses zones et pour passer de l’une à l’autre, on a droit à un chargement de niveau
qui dure assez longtemps, même sur une machine récente… La toute première "course" nécessite quatre de ces chargements, rien que pour se rendre du point de départ à l’objectif… cela devient très vite frustrant…
Du côté des graphismes
Le jeu exploite le moteur d’
Unreal Tournament, qui n’est pas des plus mauvais. Ceci dit, les graphismes, même s’ils ne sont pas à proprement parler laids, ne sont pas particulièrement soignés.
Les animations lorsqu’une personne prend feu sont quant à elles un peu trop "poussées". Lorsqu’on voit un corps calciné ramper et demander de l’aide car il ne sent plus ses membres,
les limites de la simple "distraction" sont largement atteintes… À vrai dire cette possibilité de jouer aux pyromanes n’était pas indispensable… ceci dit, on n’est pas obligé non plus de s’en servir.
Postal 2 est, d’un point de vue graphique, radicalement différent du
premier opus. Mais le jeu en lui-même reste assez semblable…
Du côté de la bande son
Comme vous pouvez vous en douter, elle risque de se limiter la plupart du temps à boum-boum pan-pan, les effets sonores sont donc tout à fait corrects, et les voix US qui sont assez déjantées collent bien à l’atmosphère assez décalée du jeu.
Le mode multijoueur
Il est possible de jouer à plusieurs, via une connexion à internet ou en réseau local, à Postal 2. Les modes de jeux sont inspirés d’Unreal Tournament avec DeathMatch en solo ou en équipe, ou encore un "capture the flag" modifié à la sauce Postal 2. C’est-à-dire qu’au lieu d’un drapeau, vous devez capturer la groupie de l’équipe adverse, et la ramener au lit qui vous sert de base… tout en finesse.
Pour conclure

Les auteurs préviennent tout de même qu’
il ne faut pas prendre ce jeu au premier degré… On retrouve notamment de nombreux clichés (du genre l’extrémiste Islamique qui cache dans sa cave des explosifs…), qui deviennent tout de même lassants à la longue. Cela fait qu’on
décroche assez rapidement…
Le jeu est
un simple défouloir, après une mauvaise journée cela peut distraire un peu, mais on est assez vite lassé par le scénario qui est au final plutôt pauvre et on a très vite fait le tour des niveaux.
Seules, les parties en réseau permettent de prolonger la durée de vie de ce titre.
En résumé, ce jeu n’est
pas à mettre entre toutes les mains (il est par ailleurs interdit aux moins de 18 ans). En effet, il est difficile pour certains de faire la distinction entre réalité et jeux vidéo, ils auront ici encore plus de mal.
De plus, s’il est vrai que l’on peut se changer les idées avec
Postal 2 quelques instants, on n’est tout de même pas en présence d’un titre qui marquera l’histoire du jeu vidéo… Pour finir, un bon défouloir se doit, à notre avis, de ne pas pousser trop loin le réalisme. Carmageddon était en son genre plus sympathique et pourtant d’une violence relativement comparable à celle de Postal 2…










Note :
- Graphisme :3/5
- Son :3/5
- Durée de vie :2/5
- Jouabilitée :4/5
- Total :3/5
Les plus :
- Permet de se défouler
- Liberté "totale" & interaction avec les personnages
Les moins :
- A ne pas mettre entre toutes les mains
- Les chargements trop nombreux
Configuration minimale :
Mac OS X v.10.2.8
G3 à 700 MHz
256 Mo de RAM
32 Mo de VRAM
2 Go d’espace disque
| MacOS 9 : non |
MacOS X via classic :non |
| MacOS X Carbon :non |
MacOS X natif :oui |
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