Published on: 29th December, 2002
Comme c’est rarement le cas dans les FPS, le scénario de SOF est très recherché, riche en rebondissements, et évite les lieux communs des films d’actions. C’est simple, SOF serait un aussi bon film que jeu vidéo.
Vous êtes John Mullins, le jeu commence par un flash-back à Prague, en 1982. Vous devez secourir et escorter un généticien. Vingt ans plus tard, le Magasin, sorte de multinationale de la paix vous contacte. Ils vous parlent d’un traffic de virus bactériologique au fin fond de la jungle sud-américaine. Vous partez pour enquêter.
A partir de là, impossible d’en dire plus. Sachez seulement qu’il en retourne d’un complot mondial, impliquant un gros bonnet du terrorisme russe. Vous partirez donc également en ex-URSS, mais aussi à Hong-Kong, dans des laboratoires souterrains, dans un aéroport investit par des terroristes, etc…
Ici, les gamers que vous êtes ne seront assurément pas déboussolé. Rien de neuf ou de particulier. Votre personnage peut ramper, sauter, se pencher, etc… Il vous faudra d’ailleurs faire parfois preuve de discrétion, ne pas faire sonner l’alarme étant assez souvent une condition sine qua non à la réussite de la mission. Dans ces cas là, privilégiez le couteau et l’approche accroupie.
Dans d’autres cas, et non pas tout le temps, comme le croient les détracteurs de ce jeu, il vous faudra foncer dans le tas, vider vos chargeurs et faire exploser à tout va. Bref, un petit cocktail entre action et infiltration qui n’est désagréable du tout.
Mais il est à noter le jeu est plein de petits casses-têtes qu’il vous faudra résoudre pour accéder au niveau suivant. Ils relèvent cependant plus de l’observation que de la déduction. Par exemple, soulever des caisses, enjamber le balcon d’un immeuble, passer par les conduits de ventilation, etc… Pour vous sortir d’affaire, vous devrez utiliser des éléments du décors (monte-charge, passe-plat, disjoncteur, etc…) ou faire sauter quelques caisses ou tuyaux.
Le jeu prendra même quelquefois les aspects d’un jeu de plate-formes, ou vous devrez monter, sauter, courir, etc… Vous devrez même à un moment sortir d’un immeuble en flamme prêt à s’écrouler sur vous et avec un ami blessé sur votre épaule.
Nous avons noté un problème de précision de la visée : la souris est souvent imprécise et loin d’être stable.
Il vaut bien un paragraphe entier celui-là! Il s’agit presque là d’une révolution. Finies les balles dans les pieds qui tuent quelqu’un! Avec ce moteur, vous voyez nettement où vous avez touché votre ennemi. Ainsi, les traces du couteau correspondent au coup que vous avez porté. Les impacts de balles se voient sur les vêtements, le sang gicle et tutti quanti. Sans oublier les animations scriptées qui répondent parfaitement : vous tirez une balle dans le bras et le blessé lâche son arme. Pareil pour toutes les parties du corps, sauf bien sûr quand le coup est fatal.
Mais ce moteur ne se limite pas aux impacts : il gère l’explosion des personnages. Explication : un coup de fusil à pompe ne fait pas d’impacts quand il est tiré à presque bout portant. Imaginez… Eh bien, c’est ainsi dans SOF2. Vous explosez les membres, le crâne et même le torse, si vous vous acharnez. Vous pouvez même exploser le corps d’un ennemi avec le couteau, en frappant longtemps la partie désiré. De plus, le corps se vide de son sang, et on voit même les os sur les carcasses. Je pense que cette courte évocation suffira à vous faire comprendre l’intérêt et le fun de la chose.
Mais attention, ce type de jeu est à reservé à un public mature et stable. Il est également très addictif. Il ne risque donc pas de calmer la polémique autour de la violence dans les jeux vidéos.
Soldier of Fortune est le titre d’une revue américaine à la gloire des armes à feu, et autres jolies choses dans ce genre. Il est donc normal de retrouver dans le jeu des armes réelles et fidelement modélisées. Vous trouverez même de la documentation dessus!!

En plus des armes, les personnages sont également très bien reproduits, et le nombre de skins est très grand.
Les niveaux ne sont pas en reste. Les paysages naturels, tout comme les entrepôts ou les usines, ou encore les labos, sont magnifiques, mais toujours réalistes. Les mapmakers ont même modélisé un cargo entier. Cinq pont différents, une cale, etc… Un travail de titan.
L’armure n’est que le gilet pare-balles, et les potions de soins sont des trousses de premiers secours.
Il reste cependant un jeu très fun, où les balles fusent tout le temps et assez orienté arcade. D’ailleurs, c’est encore une fois un homme seul qui sauve le monde de méchants terroristes et survit à tout. Nous pouvons d’ailleurs reprocher à ce jeu (comme à peu près à tous les FPS) le manque d’interactivité dans le cour de l’histoire. En effet, les uniques moments de dialogues et de reflexion sont concentrés dans des cinématiques entre les niveaux chargées de faire avancer le joueur et justifier les nombreux déplacements.
La qualité des textures est incontestable, les personnages magnifiques, les objets fidelement modélisés, la végétation luxuriante. Ce jeu est un régal pour les yeux… si on possède la bête de course adéquate! Un iMac 700 G4 peine à le faire tourner en 640*480 tout médium 16 bit. Voilà où ça fait mal. Ce jeu sera une valeure sûre sur Mac… dans deux ans, quand le parc informatique sera apte à le faire tourner. Seuls les bi processeurs sont aujourd’hui capables de lancer SOF 2 "correctement".
Autre point qui nous chagrine: l’abandon de Mac OS 9. Le jeu utilise le moteur de Q3 Team Arena qui a servi à batîr RTCW ou MoH:AA. On connaît la différence de framerate entre 9 et X. Peut-être un portage sous 9 aurait abaisser d’un poil la config requise. Dommage.










Les plus :
- Le moteur GHOUL 2
- L’histoire passionnante
- Les armes fidèlement reproduites
- L’intelligence artificielle
- Mélange action pure et infiltration
- Variété des situations
- Les niveaux magnifiques
- Automatisation de l’installation
Les moins :
- Uniquement MacOs X
- Portage baclé
- Configuration démesurée pour un jeu exploitant le moteur de Quake 3 TA