Jedi Knight 2 : Outcast

Published on: 18th December, 2002

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    En matière de jeux vidéos, la franchise StarWars fait certainement partie des plus lucratives ; et pourtant malgré la multitude de titres basés sur celle ci, le Mac compte les titres issus de la série sur les doigts d’une main. Heureusement, Aspyr a (un peu) rectifié le tir en nous amenant le dernier FPS issu de la série.






    Dans un désir de faire vivre la saga Jedi Knight, né de Dark Forces, les studios Lucasart nous livrent un nouvel épisode, dans la veine des précédents, doté de tous les raffinements technologiques les plus récents. Le titre se présente donc sous la forme d’un jeu de shoot assez traditionnel mais basé sur un moteur de Quake III ayant reçu un lifting. Même si le bricolage peut sembler douteux, le résultat est proprement impressionnant, tant du point de vu du rendu graphique que des autres aspects du jeu.



    Leçon d’art virtuel


    Dès le début du jeu, on ne peut rester indifférent devant la qualité du rendu visuel. Pour ainsi dire, on prend même une véritable claque dans la gueule. Les textures employées pour rendre le décor donnent une véritable sensation de déjà vu… et pour cause : même avec beaucoup de mauvaise foi, on ne peut nier la ressemblance avec les décors de la série. L’intégration de ces textures dans les niveaux est aussi un modèle de savoir-faire : point de grands murs ou gros blocs collés les uns aux autres ; mais plutôt un agencement de toutes les textures pour former un véritable tout cohérent et donnant l’impression d’avoir une réelle utilité. En gros, le théâtre de l’action est très crédible, et même s’il ne fourmille pas de détails, il donne l’impression d’évoluer dans un monde ayant sa propre existence. De Bespin, la cité de nuages, aux canyons de Yavin en passant par les soutes d’un genre de star-destroyer, vous aurez l’occasion de voir du paysage et de vous émerveiller devant cet univers de légende.

    À noter, la possibilité de passer en vue à la troisième personne à tout moment. un petit plus sympa et utile par endroits.





    L’ambiance sonore est complètement dingue : des vibrations des sabres au bruit des TIE fighters, en passant par les droïdes, on croirait les sons directement sortis du film tellement ils sont crédibles. Le détail a été poussé jusqu’au crépitement de la pluie tombant sur le sabre. Au passage, on donnera une mention spéciale aux vibrations des sabres particulièrement bien rendues.

    Pour rythmer l’action, une musique made in Starwars fera son apparition lors des moments d’intense effervescence, et saura se faire oublier… Un régal. D’ailleurs, l’ambiance musicale que vous croiserez dans le bar est devenue la marque de fabrique de la série StarWars. Bref, cet aspect essentiel de l’ambiance sonore a du faire l’objet de soins particuliers tant elle est criante de vérité, et l’ont ne peut que féliciter les développeurs sur ce point là.





    Bref, vous l’aurez compris, Jedi Knight 2 est un vrai petit bijou du point de vue technique. Venant des studios Lucasarts l’inverse nous aurait étonné. Les développeurs se sont donc assurés de donner un socle solide à leur réalisation ; l’intention est de loin louable, seulement là où le jeu pêche un peu par défaut, c’est sur le fond.





    Un fond de jeu mitigé




    Difficile de parler du scénario sans révéler l’intrigue. Sans vouloir trahir le secret, on peut quand même dire que le scénario est spectral et fait preuve d’un manque d’originalité franchement affligeant ; disons qu’il fallait un prétexte pour trucider du stormtrooper à tour de bras… en effet, Katarn sera trimballé d’un bout à l’autre de la galaxie et se retrouvera régulièrement aux prises avec les forces impériales. Il est très regrettable que la meute d’ennemis se réduise à environ une douzaine de personnages, qui se ressemble beaucoup d’ailleurs, et que les troopers constituent l’essentiel des troupes ; vous aurez cependant régulièrement l’occasion d’affronter des jedis, ce qui présente un challenge certainement plus relevé que le banal tir au pigeon proposé par les troopers.

    L’arsenal… que dire ? Rien de très palpitant à vrai dire. Des trucs qui tirent des lasers ou des machins électriques, une pale copie d’un flak canon, des grenades peu efficaces… non, même si toutes les armes ont deux modes de feu, il n’y a rien de franchement original.



    Un autre point contrariant du jeu, c’est sa durée de vie. Malgré le nombre important de niveaux, le jeu se finit quand même assez vite pour un joueur aguerri. Il est vrai que certains passages sont particulièrement délicats, mais dans l’ensemble c’est très accessible. Cependant, on notera l’effort fait pour proposer des situations diverses : combats au sabre au dessus du vide, pilotage d’un Walker, camouflage, et bien d’autres passages qui ne manquerons pas de capter toute votre attention. À noter également, le nombre impressionnant de passages secrets qui existent dans le jeu et qui procurent une motivation supplémentaire pour recommencer le jeu.



    Sorti de cela, Jedi Knight 2 est un jeu de shoot qui doit son unique salut à deux aspects particulièrement intéressants.





    • Les combats au sabre : même si cela ne constitue pas une nouveauté pour le jeu en lui même (ils étaient déjà présents dans JK 1), pour les MacGamers cela sera une véritable nouveauté. Le sabre laser est l’arme favorite des jedis, l’arme qui leur permet de se parer du titre de chevalier, et des années d’entraînement leur sont nécessaire pour acquérir toute la dextérité nécessaire à leur maniement. Dans le jeu, la difficulté de maniement de cette arme n’est pas négligeable : il vous faudra un certain temps d’adaptation pour bien la maîtriser. Et parfois, en particulier en présence de nombreux ennemis, le jedi a la désagréable habitude d’enchaîner les coups sans qu’on puisse vraiment le diriger.

    Quoi qu’il en soit, il est absolument indispensable de savoir manier cette arme, car c’est l’unique moyen de venir à bout de jedis adverses.

    Le jeu prend une toute autre dimension et devient un véritable régal losqu’on a bien le sabre en main ; ça en fait un jeu qui sort vraiment du commun.



    La Force : la Force est un pouvoir que détient tout jedi et qui permet de réaliser des tas de trucs hors du commun : sauter très haut, se déplacer plus vite, déplacer des objets, les attirer, contrôler les esprits faibles, se soigner… La panoplie complète comprend un peu plus d’une dizaine de tours. Ces pouvoirs constituent un excellent complément au sabre et vous permettront de vous sortir de bien des situations épineuses. On peut tout de même regretter la possibilité de se soigner à volonté, qui tue un peu la durée de vie du jeu ; mais libre a chacun de ne pas y recourir.



    Ces deux aspects du jeu font sa force, et permettent de faire abstraction du scénario et des niveaux d’une banalité assez flagrante.





    Que retenir ?


    En définitif, au delà des qualités et défauts que l’ont peut attribuer à ce titre, toute la question reste de savoir si l’on s’amuse vraiment ou pas dans Jedi Knight 2. En fait, oui et non.

    Non car le jeu est d’une linéarité désolante et les niveaux peu originaux.

    Oui car le sabre et la Force donnent une toute autre dimension à l’ensemble…. quand on sait les maîtriser. C’est de loin ce qui sauve le jeu d’un marasme certain. Les fans de la série risquent de crier au sacrilège, mais il faut bien admettre que sans sa Starwars touch’ le jeu ne procurerai certainement pas autant de plaisir.

    À mettre sous le sapin pour les inconditionnels, les autres auront plus de mal a vraiment accrocher.



    Pour la note globale, je met 4/5 pour faire une moyenne entre le fan qui mettra 5/5 et le joueur lambda qui donnera 3/5.










    Note :
    • Graphisme :4/5
    • Son :5/5
    • Durée de vie :3/5
    • Jouabilitée :3/5
    • Total :4/5

    Les plus :
    - L’univers Starwars parfaitement rendu

    - Les combats au sabre

    - La diversité des situations

    - Les graphismes, animations et sons
    Les moins :
    - Maniment approximatif du sabre

    - Assez court quand même

    - Scénario faiblard

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