Published on: 10th February, 2002
Dans les temps féodaux, vous incarnez Christof, vaillant et preux chevalier français, dévoué corps et âme à son suzerain. En son nom, vous partez faire les croisades. Les batailles font parties du pain quotidien, mais vous ne vous en lassez pas : vous croyez en ce pourquoi vous combattez.
Toutefois, au cours d’une rixe aux alentours de Prague, un archer décoche une flèche qui vous blesse gravement.
Christof est soigné dans un couvent par dame Anezka, une très jolie jeune femme qui vient de consacrer sa vie à Dieu. Elle ne semble pourtant pas indifférente à votre charisme guerrier. A croire que la flèche de l’archer était celle de Cupidon, vous en tombez amoureux. Sous fond de poèsie lyrique, le début de Vampire : The Mascarade présente bien des attraits précieux qui n’ont rien à envier aux pièces de théâtres shakespearienne.
Malheureusement, Prague est infesté de créatures de la nuit, une fois le soleil couché. Après que vous fussiez rétabli, vous vous engagez – par amour – à éradiquer la gangrène qui frappe la cité.
Une secte Vampire remarque votre force, sans pareille pour un humain, et décide de vous vampiriser afin que vous les ralliez. Cette secte est en conflit avec d’autres et a besoin de vous pour se dépêtrer de sa délicate situation. Sans demander votre avis, la secte vous prive de votre vie humaine – qui aurait pu être radieuse avec Anezka ( même si l’Eglise se serait opposé au mariage) – pour la substituer à une vie d’immortel, mais qui doit se nourrir de sang d’homme pour subsister.
Le système de jeu de Vampire est très complet. On retrouve les caractéristiques habituelles des jeux de rôle (force, dextérité, charisme, foi etc …), comme dans un diablo-like.
Il y a une jauge qui représente votre niveau de vie, et une jauge de sang. Celle-ci représente la quantité de fluide vital dont dispose le vampire grâce à laquelle il peut lancer des sorts et utiliser ses pouvoirs surnaturels : Cristof peut se transformer en loup, redorer sa vie, invoquer des fantômes, etc.
Si vous attaquer un humain pour lui sucer le sang, vous perdez de votre humanité. Plus Cristof est inhumain, moins le joueur peut le contrôler. Cristof s’attaque alors un peu à tout ce qui bouge, ou à tous les ennemis à la fois, ce qui n’est vraiment pas très recommandable… Je ne me suis cependant pas amusé à tuer tous les humains, et en ce qui me concerne, Cristof n’a pas été pris de véritable frénésie.
Le système de jeu est similaire encore une fois à un diablo-like, vous devez affrontez vos adversaires et les faire trépasser en leur ôtant leurs points de vie. Il y a une petite innovation – à mon sens – de ce côté là : quand un personnage est grièvement blessé et qu’il ne lui reste presque plus de points de vie, ses gestes deviennent plus lents et il devient plus vulnérable, que ce soit les adversaires ou les héros.
SI vos points de vie tombent à zéro en tant que vampire, vous n’êtes pas forcément mort. Vous êtes dans un coma vampirique, qu’un de vos compagnons pourra vous faire sortir ( dans la mesure où vous dirigez plusieurs personnages, comme ce sera parfois le cas). Pour ce faire, il utilisera un sort de régénérescence.
Un jeu de rôle permet normalement au joueur de disposer d’un certain degré de liberté pour guider ses personnages. Or dans Vampire, le joueur n’est pas vraiment libre de ses choix : certaines portes sont fermées et l’action est très linéaire. Il n’y a pas beaucoup de possibilités offertes avec les personnages extérieures à l’action – sinon de les combattre – et les dialogues sont très peux nombreux. Regrettable.
Toutefois, il serait peu objectif de s’en tenir à ce détail : l’atmosphère de Vampire est réellement sans pareille !
Les édifices et les décors sont magnifique, produits de réalisations sans faille. La luminosité blafârde renforce l’ambiance du jeu, d’un monde de mystères et d’effroi. Le moteur d’Unreal Tournament y est pour quelque chose et se révèle toujours aussi efficace : la réussite technique est inconstestable !
L’univers de Vampire est très riche ; le scénario est passionnant. Il est même regrettable que le jeu ne soit pas sous-titré en français. Les vois en anglais sont magnifiques, mais on a la possibilité d’afficher les sous-titres ( en anglais ) afin de mieux comprendre la trame de l’histoire. La durée de vie semble plutôt bonne – même si l’action semble un peu répétitive ( les combats s’enchaînent peut être un peu trop longtemps ).
Une fois Vampire, Cristof devra trouver le moyen d’accéder à la rédemption. Peut être existe-t-il un moyen par lequel il pourra recouvrir les sensations propres de l’humanité ? En tout cas, il paraîtrait que Cristof se balade à travers le temps de Prague à Londres, en passant par New York ( pour ma part, je suis toujours à Prague après 8 heures de jeu, je suis coincé d’ailleurs…).
Mais, Vampire souffre d’un défaut qui me gêne. La caméra est entièrement manuelle, elle permet de se mouvoir tout autour de votre personnage et de zoomer mais vu la complexité des niveaux ( trop de champ visuel et d’élément à prendre en compte) , il faudra la passer en automatique et dans ce cas, la profondeur est insuffisante. De plus, ce système n’est pas toujours agréable quand 4 goules vous tombent dessus…
En outre, les coéquipiers qui sont avec vous sont souvent inutiles, puisque vous ne pouvez en contrôler qu’en seul à la fois ( une option permettant de leur donner le même ordre aux trois aurait été la bienvenue). Cela est fâcheux pour un jeu de rôle.
A noter également que je n’ai pas trouvé très efficace les trois possibilités de " comportement " qui nous sont proposés par le jeu. Nous pouvons donner à notre personnage un comportement " agressif ", " défensif ", ou " neutre ". Je n’ai été vraiment satisfait d’aucun des trois, mais cette critique est purement subjective.
En ce qui concerne le multiplayer, je n’ai pas eu l’occasion de le tester, faute de trouver un coéquipier. Mea culpa…
Il n’en reste pas moins que Vampire : the Masquerade est un des jeux les plus envoûtant du moment. Un scénario et une ambiance très saisissants, pour un jeu d’aventure très orienté action. Un jeu qui procure de réelles émotions.






Les plus :
- l’ambiance saisissante du jeu
- le mélange des genres : aventure / action / rôle-play
-le scénario et les vois excellentes
- contrairement à la version PC, on peut sauvegarder à tout moment ![]()
Les moins :
- système de caméra gênant dans les déplacements
- je suis coincé ![]()
- jeu uniquement en import pour l’instant
Configuration minimale :
- G3 350
- 128 Mo de Ram
| MacOS 9 : oui | MacOS X via classic :oui |
| MacOS X Carbon :non | MacOS X natif :non |