Published on: 28th December, 2001
Tout d’abord, à tout seigneur (de la Destruction), tout honneur. L’expansion set s’ouvre avec une cinématique de toute beauté, qui plante bien le décor : Baal assiège la cité barbare d’Harrogath, gardienne de la Pierre-Monde.
Votre mission, qui s’égrènera lors du V° acte que constitue ce disque : lever le siège, sauver les prisonniers de guerre, débusquer un traître, entrer dans le sanctuaire de la Pierre-Monde et là, y tuer Diablo… euh non, Baal.
Bref… Il s’agit de sauver le monde.
Comme vous le voyez, les gars de chez Blizzard ne se sont pas foulés du côté du scénario ; par contre du côté technique !
La résolution tant décriée de 640×480 n’est plus qu’un mauvais souvenir : voici le 800×600, tellement agréable que l’on se surprend à vouloir switcher à la résolution supérieure alors qu’on y est déjà ! C’est par contre la seule innovation. Le moteur n’a pas été changé, faut pas rêver non plus !
Ensuite, LA grande nouveauté, ce sont 2 nouvelles classes de personnages.
Tout d’abord, le druide invoque des animaux à ses côtés et tourmente ses ennemis à coups d’ouragans, de volcans, d’esprits de la forêt… et lui-même capable de se transformer en Loup et en Ours. C’est un personnage ambivalent, qui rappelle un peu le paladin : un fort potentiel de destruction mais difficile à équilibrer (il dispose en effet de capacités de corps à corps non-négligeables et de sorts destructeurs).
Ensuite, l’assassin qui utilise les arts martiaux, les pièges (des sentinelles qui foudroient ou flambent les ennemis) et les disciplines de l’ombre : aveugler, hypnotiser, se créer un double. Si Diablo II avait eu un univers oriental, nul doute que ce personnage se serait appelé Ninja. L’assassin ressemble à un dérivé de l’amazone (les pièges sont des attaques à distance) qui aurait joué à Street fighter (certaines techniques d’arts martiaux permettent d’accumuler des charges qui se libèrent dans de jolis effets pyrotechniques)
Ces deux innovations sautent aux yeux. Mais c’est aux finitions qu’on reconnaît le véritable luxe. Et bien vous allez être servis !
Vous négligiez le mercenaire ? Vous allez changer d’avis : dans Lord of Destruction vous pouvez équiper votre mercenaire (casque, arme, bouclier, armure) et le ressuciter quand il meurt. Si vous jouez bien, votre mercenaire ne devrait jamais être à moins d’un niveau de votre personnage… quelle force d’appoint !
Vous n’aviez que faire des armes à sertir ? Et bien maintenant, non seulement vous pouvez également sertir les armures, mais débarquent également des joyaux (magiques ou rares) qui donnent des caractéristiques magiques à votre objet à sertir
Et surtout des runes. Ces 24 pierres avec chacune une capacité différente sont d’autant plus intéressantes qu’elles peuvent se combiner pour créer des Rune Words (mots runiques) aux pouvoirs dévastateurs.
Ajoutez à cela que certains objets magiques peuvent être sertis…
Des objets éthérés font leur apparition : ils ne peuvent pas être réparés, mais bénéficient de bonus aux dégâts. De leur côtés les objets uniques (aux noms dorés) se diversifient et gagnent encore en puissance !
Une myriade de nouveaux pouvoirs arrivent. Vous trouverez des javelots qui n’ont plus besoin de munitions (auto-approvisionnement), des sorts qui se déclenchent quand vous touchez ou êtes touchés (Novas, Eclairs en série et même Météores !), le grand retour des objets chargés (n’importe quel objet peut être porteur de X charges d’un sort) et même des objets indestructibles (une des grandes combinaisons de l’extension consiste à créer un golem d’acier à partir d’un objet indestructible – d’autant que votre golem est maintenant sauvegardé avec votre nécromancien au même titre qu’un mercenaire !)…
Les sets commencent à être actifs dès que deux objets d’un même set sont réunis, et il y a maintenant des sets que vous ne pourrez porter de manière complète qu’à partir du niveau 81. Ceux qui disaient qu’un set complet une fois réuni ne servait plus à rien n’ont qu’à bien se tenir : de nombreux sets apportent des bonus qui se chiffrent par dizaines (avec dans le lot, des + 3 aux compétences et j’en passe).
Autant de raisons d’aller troquer sur Battlenet.
Mélangez tout ça dans votre cube Horadrim favori (qui a droit à de nouvelles recettes) et vous aurez de nouvelles heures de jeu en perspective.
C’est la question qu’on aurait pu entendre à la fin des crédits. Diablo II : Lord of destruction caresse le joueur dans le sens du poil. Le staff développeur de Blizzard n’a fait que répondre aux desiderata exprimés sur le net.
Le succès du titre était dû à l’incroyable prolifération d’objets, l’expansion set en rajoute une couche.
Avec tout ce nouvel attirail, même les monstres de l’extension, très gratifiants aussi bien au niveau de leur difficulté que de leur rapport en points d’expérience (faites plusieurs fois le tour de l’acte V avant de passer au niveau de difficulté suivant), même ces nouveaux monstres, donc, trembleront devant votre puissance !
En conclusion, un jeu enrichi mais pas véritablement renouvelé. Ça reste du " moi-vois-moi-tue ". Cela dit, je vous laisse, je suis bientôt niveau 47 et je pourrai alors utiliser un anneau qui…




Les plus :
beaucoup d’enrichissements :
-de nouveaux personnages.
-de nouveaux objets
Les moins :
- le jeu n’est pas vraiment renouvelé
Configuration minimale :
-G3
-92 Mo de Ram
| MacOS 9 : oui | MacOS X via classic :non |
| MacOS X Carbon :non | MacOS X natif :non |